État des lieux de la diaspora africaine en Amérique du Nord

KHIPPI | Politique Economie Sports> Lifestyle People Migration Tech & Science Crimes
État des lieux de la diaspora africaine en Amérique du Nord

Publié le 4 Mai 2018

La migration volontaire de la population africaine à destination de l’Amérique a réellement débuté dans les années 1980. En fonction du pays d’origine, la diaspora s’organise autour de projets communs. Depuis quelques certaines communautés africaines s’organisent dans le but d’apporter leur contribution aux pays dont ils sont originaires.
La typologie de la diaspora africaine en Amérique du Nord
En 2009, près des deux tiers de la diaspora africaine était issue de l’Afrique orientale et occidentale. Les principaux pays d’origine pour les personnes nées sur le continent africain sont : le Nigeria, l’Éthiopie, l’Égypte, le Ghana ainsi que le Kenya.
Les données mentionnées ont été collectées par le bureau du recensement des États-Unis Américain communautaire (AEC). La diaspora africaine, qu’elle soit féminine ou masculine, se distingue des autres diasporas par sa participation à l’activité civile non seulement dans le pays d’accueil mais également dans leur pays d’origine.
La diaspora africaine en Amérique du Nord évolue principalement dans les secteurs d’activités suivant : gestion et finance (12,5 % de la population globale active), TIC (4,4 % de la population globale active), sciences et recherches (5,1 % de la population globale active).
En fonction des nationalités, la diaspora africaine en Amérique du Nord s’est regroupée autour d’intérêts communs. Les diasporas somaliennes, nigérianes et éthiopiennes étant, actuellement, les plus actives.
Leurs actions ne se limitent pas au transfert de fonds vers le continent africain. De nombreuses associations créées par des Nigérians, Somaliens ou Éthiopiens ont établis des partenariats avec leur pays d’origine.

Les initiatives de la diaspora africaine en direction de l’Afrique
L’implication croissante de la diaspora dans le développement de l’Afrique de l’Ouest notamment est de plus en plus perceptible sur le continent africain. Outre le support financier, la diaspora africaine s’engage également dans le domaine du transfert social.
Un nombre croissant de projets ont été récemment mis en place par la diaspora nigériane vivant aux États-Unis, notamment à travers la création de l’association Nigeria Diaspora Diagnostic & Trauma Foundation – NDDTF, initiée par des professionnels nigérians et plusieurs organisations nigérianes basés aux États-Unis. L’objectif de NDDTF vise à effectuer un transfert de connaissances entre les professionnels de la santé au Nigéria et ceux issus de la diaspora en Amérique du Nord, à l’occasion de séminaires et de conférences qui se déroulent à une fréquence annuelle au Nigéria.
Pour permettre à la diaspora africaine de demeurer connectée avec l’Afrique, Serge Vallet, ivoirien d’origine et titulaire d’un Master of business administration MBA obtenu à l’université de Boston a pris la décision de créer du contenu à destination de la diaspora africaine vivant en Amérique du Nord diffusé sur une chaîne. EnovativeTV ayant pour objectif de présenter aux membres de la diaspora africaine les opportunités à saisir sur le continent, ce qui permet aux futurs investisseurs et créateurs d’entreprises d’être mieux informés avant leur retour en Afrique.
À contrario de la diaspora africaine en Europe qui éprouve des difficultés à s’organiser autour de projets communs et fédérateurs, la diaspora africaine en Amérique du Nord semble être plus unifiée et mature pour se regrouper dans l’optique de contribuer au développement de leur pays d’origine.
Par Ibrahima Diallo, ingénieur informaticien



Name  
Email
Comment  
   

Comments:

Aristide  :
C’est assez comique de voir des communistes qui ne cessent de condamner la financiarisation et la mondialisation, clamer à qui veut entendre que les usines, les ressources locales, les travailleurs ... sont suffisant. Les voilà donc qui n’ont aucune honte à vanter le système qu’ils abhorrent : "Si le gouvernement vénézuélien avait la possibilité d’accéder à plus de 22 milliards de dollars américains par an, l’économie serait dans une meilleure situation aujourd’hui. “En conséquence du blocus, les pertes dans la production de biens et de services ont oscillé entre 350 milliards USD et 260 milliards USD entre 2013 et 2017”. Voila donc qu’il se plaignent d’etre exclu d’un système qu’ils condamnent. Les soviétiques, les maos et autres castristes bien incapables de mettre en place un système économique viable masquent assez mal leur incompétence.
phan  :
Ce blocus inhumain n’est qu’une composante dans la guerre économique contre le Vénézuela. Le Capitalisme : Un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibéral. Les USA (United Shitholes of America) représentent 4% de la population, ils consomment 25% des ressources et génèrent 40% des déchets (mondiaux). Il est mathématement impossible que le monde vive comme ça. 20% de la population consomme 80% des richesses. Le système a donc intérêt à maintenir les pays du 1/3 monde dans cet Etat et continuer le pillage. Le capitalisme ne pense que profit et qu’il sème la misère autour de lui, surtout en hémisphère sud. Il est responsable de 10 millions de morts/an.
DAMIEN :
Les americains sont de vrais salauds. Etrangler un pays et pretendre l'aider.
Essaoudi :
Ah les sacres de tunisiens