Décès de Jacques Chirac: les personnalités politiques belges lui rendent hommage

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Décès de Jacques Chirac: les personnalités politiques belges lui rendent hommage




Publié le 26 Septembre 2019 | khippi.com




Les personnalités politiques ont rendu hommage à Jacques Chirac, l’ancien président français décédé ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans.

L’ancien Premier ministre Guy Verhofstadt, qui a côtoyé pendant huit ans Jacques Chirac lorsque celui-ci était président de la République française, a salué via Twitter « son humour (qui) était toujours une source de soulagement ». « Mais c’est surtout son attachement au projet européen et le fait qu’il était un vrai homme d’État qui nous manqueront », a ajouté le président du groupe libéral au Parlement européen.

Elio Di Rupo a aussi rendu hommage au « Maire de Paris, Président et Européen convaincu ». « Jacques Chirac a su bâtir les ponts nécessaires pour une société pluraliste. Il a marqué la vie politique française. Mes pensées émues vont à sa famille et à l’ensemble des Français », a réagi le président du Parti socialiste.



Deux anciens ministres belges qui ont connu l’ancien président français Jacques Chirac lorsqu’il était au pouvoir, Louis Michel et André Flahaut, ont salué jeudi sa mémoire en se remémorant leur opposition commune à l’invasion de l’Irak de Saddam Hussein en 2003.

M. Michel (MR), qui s’est dit très « très ému » à l’annonce du décès de l’ancien chef de l’Etat français, a affirmé à l’agence Belga qu’il avait toujours été frappé par sa « grande humanité » et sa « très grande culture », en évoquant ses connaissances en matière d’arts primaires et asiatiques.

« Nous avons été très proches au moment de la guerre en Irak » voulue par le président américain George Bush (père), une intervention sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU à laquelle l’Allemagne, la France et la Belgique s’étaient fermement opposées, au prix d’une grave crise dans leurs relations avec Washington.

« L’Histoire nous a donné raison », a ajouté l’ancien président du MR, ministre des Affaires étrangères (1999-2004) puis commissaire européen et eurodéputé, en faisant allusion à l’absence – avérée par la suite – d’armes de destruction massive en Irak, contrairement à ce prétendait l’administration Bush.

« J’ai une pensée pour ce président qui a osé s’opposer, au nom de la France, à l’intervention en Irak », a pour sa part déclaré l’ex-ministre de la Défense de 1999 à 2008, André Flahaut (PS).