Élections européennes : le Parlement divisé, avec des extrêmes à droite et des écolos en force


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Élections européennes : le Parlement divisé, avec des extrêmes à droite et des écolos en force

Élections européennes

Publié le 27 Mai 2019 | khippi.com






Le PPE resterait le premier parti au parlement européen avec 182 sièges, contre 216 dans l'assemblée sortante, et les sociaux-démocrates demeureraient deuxièmes, avec 147 sièges contre 185 en 2014.

Parmi les faits saillants, on note une forte poussée des libéraux et des verts, ainsi qu’une progression contenue des populistes et eurosceptiques. La recherche des compromis politiques nécessaires s'annonce donc plus complexe lors de la prochaine législature.

En France, la liste d'extrême droite du parti de Marine Le Pen a remporté le plus grand nombre de voix, comme elle l'avait fait lors de la précédente élection en 2014. La liste « Prenez le pouvoir », qui comprend le Rassemblement national (RN) (le nouveau nom de l’ancien Front national) obtient 23,3 % des voix, un résultat similaire à celui du dernier scrutin européen.

La liste Renaissance, menée par le parti du président Emmanuel Macron, La République en marche, arrive en seconde place, obtenant 22,4 % des voix. Elle s’inscrit dans le groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE), qui arrive en troisième position sur le plan européen, passant de 69 à 109 élus.

Dans un discours en soirée, Marine Le Pen a appelé le président Macron à dissoudre l’Assemblée nationale, puisqu’il avait « mis son crédit présidentiel dans ce scrutin en en faisant un référendum sur sa politique et même sur sa personne ».



Parmi les partis de droite affiliés au PPE, notons, en Hongrie, le parti souverainiste Fidesz du président Viktor Orban, qui est arrivé largement en tête, avec 52,3 % des suffrages, devançant de plus de 36 points l'opposition de centre gauche.

En Autriche, le parti conservateur du chancelier Sebastian Kurz, aussi membre du PPE, arrive largement en tête, devançant les sociaux-démocrates et le parti d'extrême droite FPÖ.

En Espagne, c’est le Parti socialiste qui est sorti grand vainqueur du scrutin, avec 32,8 % des voix. Les 20 députés de cette formation rejoindront le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates.

Le parti d’extrême droite VOX fait son entrée au Parlement européen avec trois députés non affiliés.

Le scrutin a aussi vu les indépendantistes catalans Carles Puigdemont, Oriol Junqueras être élus au Parlement européen.

Principales figures de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, M. Puigdemont a fui en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice tandis que M. Junqueras est en détention provisoire en Espagne et jugé avec onze autres séparatistes.

La poussée des verts

De l’autre côté du spectre politique, la liste écologiste a réalisé un résultat inattendu en France et en Allemagne, obtenant la troisième place française, avec 13,5 % des voix, et la deuxième place allemande, avec 20,5 % des voix.

Le bond des verts allemands est emblématique : le parti multiplie son résultat de 2014 par deux. En Autriche, en Irlande et aux Pays-Bas, leurs homologues sont aussi au-delà de 10 %.

« Une grande victoire ! », s'est réjoui la tête de liste des écologistes au Parlement européen, l'Allemande Ska Keller.

C'est la première fois que le changement climatique joue un tel rôle dans une élection.

Robert Habeck, un chef des verts allemands

Les verts pourraient même détenir la balance du pouvoir pour certaines décisions cruciales du nouveau Parlement européen, comme la composition de la Commission européenne et l’identité de son président. Ce serait une première à Bruxelles.

« On va vouloir avoir notre mot à dire », a d'ores et déjà glissé un autre chef des verts allemands Cem Özdemir.